Un an après la victoire improbable (et mémorable) des Giants de New York sur les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (Snif), les amateurs de football ont encore eu droit à une fin de match haute en couleurs au Super Bowl XLIII.
Si personne (Des amateurs de football) n’a oublié l’attrapé impossible de David Tyree, un jeu qui avait mis la table au touché gagnant de Plaxico Burress l’an dernier, on se rappellera longtemps de celui de Santonio Holmes, qui a permis aux Steelers de Pittsburgh de toucher au trophée Vince Lombardi pour la sixième fois de leur histoire, la deuxième en quatre ans.
Fait inusité : Holmes a réussi le touché gagnant avec 35 secondes à faire au quatrième quart, des circonstances similaires à celles dans lesquelles Burress a donné les devants pour de bon aux Giants un an auparavant.
J’aimerais remettre en contexte le touché de Holmes, sans aucun doute le jeu le plus important de sa jeune carrière, question que tout le monde comprenne bien à quel point nous avons assisté à une fin de match exceptionnelle. Souvenez-vous : depuis le début du quatrième quart, l’attaque des Steelers n’avaient absolument rien fait de bien une horreur même !
Les Steelers ont eu possession du ballon à quatre reprises lors de la dernière période :
1. Trois jeux, perte de dix verges (un sac du quart) et un botté de dégagement.
2. Trois jeux, quatre verges (un sac du quart) et un botté de dégagement.
3. Trois jeux, aucun gain, touché de sûreté.
Donc, les Steelers, après leurs trois premières séquences du quatrième quart, montraient un cheminement négatif de six verges. À mes yeux, ça rend la série offensive victorieuse encore plus incroyable. Comment cette équipe a-t-elle pu jouer aussi soudainement avec autant de confiance après avoir connu une lancée aussi désastreuse ?
Rien ne laissait présager une telle fin. Les Steelers ont repris possession du ballon pour la dernière fois avec 2 minutes 37 au cadran, dans le plus grand match de l’année, et ont de plus écopé d’une pénalité de dix verges sur leur premier jeu, une pénalité qui les plaçait en situation de premier essai et 20 verges à franchir à leur propre ligne de 12.
Et c’est là que la magie a commencé à opérer. Ben Roethlisberger a d’abord complété un gros jeu de 14 verges à Holmes, puis a complété un gros premier jeu sur un troisième et six. Holmes a capté quatre passes pour des gains de 73 verges sur cette séquence seulement, une séquence de huit jeux d’une distance de 78 verges qui a mené à l’un des dénouements les plus spectaculaires de l’histoire du Super Bowl. Au risque de me répéter, je suis impressionné.
Parce que quand Larry Fitzgerald a donné les devants aux siens avec son deuxième touché du match, je me suis immédiatement dit que les Cards avaient le super Bowl dans la poche. Ma confiance en les Steelers est tombé à zéro. J'ai commencé à ranger boissons et schips pour partir dormir (plus de 4h à l'horloge en France). Et puis les Steelers ont fait l'une de leurs remontées de fin de match, leurs marque de grande équipe cette saison, remportant six de leurs 19 parties dans les deux dernières minutes de la rencontre.
Au final, il faut admettre que nous avons été gâtés par ce Super Bowl. J’espère que vous avez apprécié la dernière saison de football autant que moi.
PS : Rappel, j'avais vue juste dans mon pronostique d'avant match avec une marque de 27 @ 21 en faveur des Steelers !!!!