The Team.Natural.Thyss est une équipe familiale de Mushing amateur et passionné. Vous êtes bienvenue et nous vous souhaitons une bonne visite ....
27 Janvier 2005
- Bonjour Monsieur Thyss, nous venons, vous préparez pour le bloc.
C'est sens aucun autres bruits que deux infirmières venaient de pénétrer dans ma chambre.
- Il est tôt leur répondais-je ?
- Oui, nous venons de prendre notre service et nous commençons par vous. Car, ils veulent démarrer leur journée par vous au bloc. Ne faisons pas de bruit pour ne pas réveiller votre voisin.
Alors, sans un mot, elles me préparèrent pour le bloc. En commençant par un nettoyage scrupuleux de ma personne. Pas si facile avec une personne qui ne peut bouger et ne doit bouger au risque de détruire les derniers espoirs de remarché un jour. Puis viens le moment de me racer la partie pubienne. Un instant dans mon esprit les éléments se mélangent le malade et l'homme que je suis se confrontent. J'ai honte de cet instant ces deux femmes penchées sur moi sens un mot qui me rase, L'une est suffisamment âgée pour être ma mère. Quant à lautre, elle doit être de mon age et très belle de surcroît. J'ai honte d'être dans cette position, moi qui suis toujours par tout faire moi-même dans ma vie. Au faite voilà bien longtemps que je n'avais pas pensé si clairement. Mon esprit est libre de toutes ces drogues qu'ils m'injectent à longueur de temps. J'ai du pensé très fort car l'une d'elle entreprend de changer le petit attroupement de perfusions qui se forment toutes les six heures au-dessus de ma tête. A ma plus grande surprise, je ne manifeste aucun désaccord. Je sais que cette guirlande de sacs, de tubes, de robinets qui finissent tous dans cette aiguille qu'ils m'ont placée sur le dessus de ma main droite, vont me faire le plus grand bien dans quelques minutes. Mon cerveau va repartire dans ces délires de toutes sortes mais à cet instant le plus important c'est que cette douleur horrible qui déchire mon corps vas disparaître de nouveau pour quelques heures.
Les couloirs de l'hôpital ont repris leur vas et vient incessant. Je me demande parfois où vont-ils tous de ce pas pour revenir toujours plus vite dans plus de vacarme. Je ne sais même pas où vont ces couloirs ni même la forme et la couleur qu'ils ont. Je suis là dans cette chambre a contemplé le plafond perpétuellement blanc avec ces deux tubes néons qui éclairent la chambre. Je ne sais même pas comment la salle d'eau est faite et je ne le saurais peut être jamais ? Jattends maintenant que l'on vienne me chercher pour ce fameux bloc. Cet espoir qui m'est offert de pouvoir retrouver un jour une position verticale sur mes deux jambes. Une autre pensée me traverse aussitôt l'esprit. Mon bras gauche ? Lui, je le voie bien, mais alors pourquoi je ne le sens plus ? Ils me disent que tout reviendra dans lordre avec le temps ! Quand ?
Je regarde mon voisin à qui on vient de changer la poche qui lui permet de se nourrire. Lui, qui ne peu plus rien avaler après avoir but une bouteille d'eau de javel, affin de tenté de se donner la mort. Je n'arrive toujours pas à lui parler. Je croie que je lui en veux. Je ne comprends pas son geste. J'ai plus envie d'être là. Je voudrais rentrer chez moi et retrouver ma vie d'avant même si elle n'était pas si facile. Elle était bien. Je pouvais la diriger et faire comme je voulais. Maintenant, je ne peux que penser et encore quand la morphine ne fait plus trop effet juste avant qu'ils m'en recollent une petite dose.
- Bonjour nous sommes les brancardiers, nous allons vous conduire au bloc.